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    L’exil de l’âme

    L’exil de l’âme


    J’aime dormir, c’est vrai et avec allégresse
    J’accueille en mon lit la nuit avec finesse

    Le temps défile inexorablement
    Striant ma chevelure de fil d’argent


    Je souffre. Mais pourquoi vous dirais-je tout ?
    Je me donne le droit, de cache en mon âme


    Silencieuse, l’ombre veut l’âme et non l’étoile
    Toute cette douleur reste mienne, et non à vous.


    Combien de temps me reste-t-il à vivre ?
    Avant de rejoindre l’infini des esprits


    Dans le deuil de la nuit sans fin, se prolonge
    Le bruit des profondeurs de l’ombre.


    Dans le cri de la nuit, du mal, de la douleur
    Le corps inerte ne garde que le meilleur.


    Rien n’est plus effrayant que l’exil de l’âme.
    Obscurité hideuse, où l’ombre semble infâme


    De ces années vécues, et si mal réparties
    Il ne me reste que les visions de l’oubli


    Hélas ! Dans mon esprit comme en une prison
    Le doute en souriant tenaille ma raison.


    C.Laurette

     


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    Durant mes heures sombres

     

    J’y pense souvent, dans mes heures funestes

    Près de mon flambeau au milieu des ténèbres.

    Durant mes heures sombres

    Je vois le côté monstrueux, de ses révolutions

    Faudra-t-il  encore que nous les subissions?

     Durant mes heures sombres

    Comment vont-ils jouer, encore avec ses  lois

    Lorsque le pauvre lui,restera aux abois

     Durant mes heures sombres

    Ne vous endormez pas! Travailler sans relâche!

    Les grands ont leurs œuvres, et les petits leurs tâches!

     Durant mes heures sombres

    Il arrive parfois, dans le siècle où nous sommes

    Qu’un vent de malheur soulève ainsi les hommes

     Durant mes heures sombres

    Vous n’avez pas de foi, vous n’avez pas d’amour,

    Chez vous, rien n’est encore éclairé à ce jour!

     Durant mes heures sombres

    Faute de lumière, on tâte avec la main

    Les conseil de l’âme, pour guider nos chemins!

    C.Laurette

    Durant mes heures sombres


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  • J'observe

    J’observe;

    J’observe l’infini, l’arbre, le soleil, je scrute

      Même l’homme, devenu une brute.

    Lorsque le gouffre se comble, un autre puits se creuse

    De tourments voluptés, en clameurs douloureuses!

    Je continue à contempler l’horreur de cette sombre nature

    Que l’on appelle univers quelle affreuse aventure!

    Comment oublier l’ombre de la terreur

    L’infiniment petit, contenant d’aussi grandes horreurs!

    Le moindre grain de sable

    Convoité comme une arme!

    À travers son sommeil, ce monde égaré souffre

    Il n’est que le rêve érotique d’un gouffre!

    Le flot d’oiseaux, le lys, que l’on croyait béni

    Est en réalité, faite que d’ombre à l’infini!

    Écoute maintenant ce que je vais te dire.

    La nuit produit le mal, et le mal produit le pire!

    Donc, je te le redis, comme tu passes par là.

    Écoute-les crier sans aucune mesure; Jéhovah, Christ, Allah!

    Tout n’est qu’apparition folle

    Rien n’existe, ce ne sont que des paroles!

    Rien n’a de sens, l’espoir, l’effort.

    Tout est insensé, vide, faux, même la mort!

    Je tâche de saisir là-bas dans le profond

    Quand tout se perd, se mêle et se confond

    Un moment de clarté, d’oubli, de transparence

    Ou d’entrevoir du moins le cadavre Espérance!

    C.Laurette

    J'observe


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    Douleur,

    Quand donc libéreras-tu mon âme

    Qui peu à peu se fane

    Dans les nimbes de mes larmes

    Douleur, vas-tu me laisser en paix

    Que je puisse enfin me relever

    Oublier enfin ce passé

    Celui qui en mon cœur est encré

    Cette nouvelle année me semble semblable

    Aux années écoulées entre rire et larmes…

    C.Laurette


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