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    Te souviens-tu ?

    C’était au début du printemps;

    Les oiseaux gazouillaient dans les champs.

    ** 

    Je courrais sur le sentier fleuri;

    Les yeux brillants de désir.

     **

    Tu m’attendais dans un soupir,

    Me donnant ainsi le vertige.

     **

    Enchanté était le moment venu

    Lorsque dans tes bras je me retrouvais nue

    ** 

    À toi, je me suis offerte sans manière

    Me moquant de ton vocabulaire.

     **

    Je ne me suis jamais offusquée.

    Par les manières employées

     **

    Je me suis laissé entraîner

    Dans un nuage de volupté.

    ** 

    Pour prononcer le mot «je t’aime»

    ; ce fut un réel problème...

     **

    Pour toi, ce mot n’existait pas

    Tu t’interdisais ce langage

     **

    J’aurais dû mieux protéger!

    Mon amour, et ma liberté.

     **

    Tu as volé mon innocence

    Ma virginité, mon ignorance.

    ** 

    Lorsque tu as obtenu ta convoitise

    Comme un lâche, tu t’es enfui

    ** 

    Me laissant seule avec mes pleurs

    Mes souvenirs et ma rancœur

     **

    Aujourd’hui, le bruissement du ruisseau

    Le chant harmonieux des oiseaux

    ** 

    Susciter en moi le fantasme inachevé

    D’un rêve brisé...

    ***

     

        C.Laurette

    Te souviens-tu ?


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     Mon vieux chêne !

    Mon cœur est inondé, d’une immense tristesse 

    L'homme a décidé d’abattre sans faiblesse 

    Le vieux chêne compagnon de mes jours d’allégresses 

    Oh ! Combien de fois sous ces frondaisons, me suis-je réfugiée ? 

    Comment aurai-je pu un instant m'imaginer ! 

    Qu’un jour au pied de lui, je viendrai supplier 

    Des hommes sans pitié, lui coupant ces racines  

    Tant de fois, j’ai crié ! Laissez-le donc tranquille ! 

    Il ne dérange en rien ce petit coin paisible. 

    N’éprouvant pas la joie immense qu’il procure 

    Favorisant l’argent, à la belle nature. 

    Sans oublier l’odeur, qu’encense le bitume 

    C’est le cœur souillé, et rempli d’amertume ; 

    Que je demeurais seule en compagnie de ma rancune ! 

    Envers ce monde acariâtre et abrupt 

    En condamnant à mort, le vieux chêne de mon enfance  

    Ils ont cassé en moi, un trésor d’innocence 

    Le cœur serré, mon âme vagabonde 

    En mes souvenirs, intarissables et profonds 

    Jamais en mon cœur ils ne détruiront  

    Ce que la nature m’avait donné de bon… 

    C.Laurette


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    Dans l'alcôve de tes bras

     

    J'aimerai de mes doigts

    Avec le fil de mon amour

    Broder sur ta peau

    L'image de ma passion

    Mais le fils est trop court

    Mon amour trop puissant

    Je reste sans recours

    Devant mon découragement !

    Certes, tu as des sentiments

    Mais sont-ils aussi forts

    Que ceux que mon cœur ressent.

    Dans l'alcôve de tes bras ; 

    J'oublie mes tracas.

     Combien de temps ?

    Devrai-je vivre dans l'attente.

    De la certitude d'un amour partagé.

    Sans l'ombre d'un secret…

    C.Laurette


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    Rêver !

    Rêver, c’est oublier la réalité 

    Durant quelques heures 

    Tout en se donnant la liberté 

    De vivre dans l’erreur 

    C’est savoir inventer 

    Puis savoir mentir 

    Pouvoir transfigurer 

    Sa souffrance en plaisir 

    Pénétré dans un univers 

    Ignorer les larmes et la guerre 

    Vivre d’amour partagé 

    Savourer, un grand bol d’air frais 

    Pouvoir vivre et respirer 

    Sans crainte d’être régenté 

    Cheminé vers le firmament 

    Pour un bonheur surprenant 

    Rêver !

    Rêver !