

Un bouquet de deux cyprès.
Plantés juste à l’entrer
Quelle idée saugrenue j’ai eue !
Vouloir retrouver le temps perdu
Dans ce silence de mort
Soudain, j’eus des remords
Une irréductible envie de crier
Près de ses fleurs fanées
Sur un marbre immaculé de taches
Qui me fit soudain ombrage
Des plaques jaunies par le soleil
Ou l’on peut lire ses termes !
« On ne t’oubliera pas.
Tu comptes trop pour moi » !
Seule joie accueillante
Dans cet endroit étrange
Le chant d’un merle près du grand cyprès
Chantant son cantique d’éternité.
Pour ne pas oublier dans un cadre une photo
Placée au milieu de l’immense tombeau
Dans ce ciel sans nuage d’un bleu céruléen
Les yeux cachés entre les mains
J’eus l’impression d’avoir accumulé
Une partie de ma vie, que j’avais négligée
Le passé a une myriade de souvenirs
Qui s’additionne a celle des effluves
Dans l'étrange ballet obscur
Des soupirs d’une crypte ouverte
D'où semblent évoluées des contradictions perverses
Le chemin parsemé de rimes inégalées
Ouverture béante de plaies mal refermées