
Seule, parfois au milieu du monde
Seule n’apercevant que des ombres
Le flot des larmes suit l'onde
L’univers parfois sombre
Visages fantômes, présences obscures
Aimer crier la vie est dure
Je m’étouffe, et me noie
Survivante dans ce monde, aux abois
Personne ne peut comprendre
Que je m’englue lentement
Ni ami ni famille
Alors subsiste le doute
Autant s’abstenir, ne rien dire
Rester seule au bord de ce gouffre
Devoir supporter avec vicissitudes
Cette douleur qui s’insuffle
Il est donc plus savant de se taire
Puis continuer dans cette galère
Souffrir en silence, et attendre
Ainsi la dernière errance…

