Parfois, ma plume me joue des tours
Elle s’affole, et façonne ses discours
Elle m’entraîne avec ses mots
Telles les notes d’un piano
De ces syllabes dénuées
J’obtiens des lignes dépouillées
Que je récolte à son appui.
Ces lettres glissent sur le clavier,
En notes parfois désordonnées.
Peu importe si elle me choque
J’ai décidé d’être son hôte.
J’écris pour notre plus grand plaisir,
Sans chercher à la contredire.
Aussi laisser nous faire
Nous délivrerons nos vers.
Dans un langage familier,
Sans jamais vous incommoder.
Elle deviendra plus légère,
Afin de vous plaire.
Puis tantôt, elle sera idiote,
Lorsqu’elle commettra quelques fautes.
Ma muse conquit ma vie
En un rêve chrysalide.
