Il m’avait appris la politesse
Se rebeller en souplesse
Ne pas chercher les ennuis
Vivre sereinement sa vie
Rester humble sans être fière
Regarder couler l’eau des rivières.
Écouter les oiseaux gazouillés
Admire le soleil se coucher.
Se confondre avec lui et être heureux
Et se dire que tout est merveilleux.
Se contenter du bien acquis
Sans rechercher le profit.
Il m’avait aussi appris à regarder devant moi
Devant les soucis, ne baisse pas les bras
Par ailleurs, il m’avait dit !
Si tu n’as plus d’amis !
Cherche à qui incombe la faute
La solution est toute proche.
Lorsque je repense à ses conseils
Je me dis que l’on a oublié l’essentiel.
Qu’est devenue l’éducation apprise
Celle qui faisait réticence aux surprises.
Notre temps moderne a changé les règles
Tout en y incorporant un certain malaise.
Mon père s’exprimait toujours
Le plus beau cadeau c’est l’amour !
Celui que l’on sème autour de soi
Sans envier qui que ce soit.
Si tu envies ton voisin
Ce n’est guère malin
Cesse de te morfondre
Et chasse vite ce voile d’ombre.
Un jour à ton tour tu connaîtras l’amour
Celui qui vient sans discours.
Si tu envies encore les autres
C’est que tu as raté le coche.
Regarde l’oiseau dans le ciel
Il joue avec les rayons du soleil.
Admire l’abeille qui butine la fleur
Elle fabrique le miel.
Cherche dans ton cœur
Le pays des merveilles.
Lorsque tu l’auras trouvé
Tu auras gagné ta liberté…