
Je t’écris d’utopiques lignes
Pour t’exprimer mon ressenti
Je couche sur le cahier en feu
La trace de mes maux bleus
Qui n’est point à la mesure
D’une impertinente muse
La poésie m’a donné le sourire
Lorsque j’étais dans la déprime
Seule dans la nuit hostile.
Elle me transporte vers l’élixir
Nécessaire à l’espoir de vie
Pour raconter mes souvenirs
Du parfum des fleurs d’été
À l’eau pure des fontaines
Ou souvent, je me désaltérais
De mes doigts fins en écuelle.
Finement et sans astreinte
Lorsque je suis devenue tienne
Souvenirs que l’on n’oublie pas
Qui reste gravé au fond de soi
Je suis devenue femme à cet instant-là
Aujourd’hui, ma plume couche sur le papier
À l’encre de Chine, mes rimes imprimées
Poésie de lumière, énergique altière
Demeurée profondément mystère
