
Je suis la plume indécise
D’une femme au cœur fragile
Je décris ses ressentis indicibles
Je la conduis durant des heures
Dans le couloir de ses malheurs,
Accompagnés d'un peu de bonheur.
Sans oublier, pour le plaisir
Quelques rimes en prime
Pour lui donner le sourire
Depuis quelque temps délaissée,
Je couche seule sur le papier
Les mots difficiles à trouver.
Entre les feuilles chiffonnées
Et un pot d'encre renversé,
Qui rêve de liberté
Je me noie dans la débâcle
D'une femme au bord des larmes
Qui vacille dans ses mirages

Je vole sur le papier, inscrivant
La vie de cette femme grandissante,
Entrant bientôt dans la cour des grandes.
