
Assise sur l’herbe fraîche
Au bord du grand lac
Les yeux rivés sur l’autre berge
Elle contemple le rivage
Perdue dans ses pensées étranges
D’égarements qui dérangent
Elle se remémore son amour
Qui lui mettait le feu aux joues
À présent la voilà seule et divisée
Entre un présent et un passé
Comment reconstruire sur des ruines ?
Avec une âme esseulée, anéantie
Par tant de rage et de colère
Telle l’eau d’orage dans la rivière
Fréquemment, elle s’éternise
Et ressasse le temps béni
Devant cet étang mystérieux
Ou son amour fit ses adieux