• Fleur des champs !

    Fleur des champs !

    Connaissez-vous cette fleur ! 

    Gardant si bien mes secrets,

    Je vais donc vous en parler.

    Une simple fleur des champs

    Qui ne pousse qu’au printemps,

    Habillée de jaune et de blanc

    Couleur du soleil levant.

    Auriez-vous deviné ? De qui je veux parler !

    La Marguerite ! Fleur des prés.

    Elle me tenait compagnie

    Lorsque mon ciel était gris

    Je me souviens, de son odeur particulière

    Celle des prêts et des clairières

    Les papillons sur elle venaient se poser

    Le vent balançait tendrement son pétale

    Encore, emplie de rosée

    Elles ressemblent à une étoile

    Qui du ciel serait tombée

    Lui confiant mes secrets, mes peines

    Ceux qui en moi devenaient haine

    Fréquemment orner d’autres fleurs

    Aux multiples couleurs

    Dans un vase sur mon chevet

    Soigneusement, elle était placée

    Le soir venu !

    Avec elle, je m’inventais

    D’innombrables aventures.

    Dieu que j’aurais aimé,

    Avoir un beau chevalier

    Au cœur tendre, et sans armure

    Qui aurait pansé mes blessures.

    Aujourd’hui encore j’en rêve

    De cette adolescence trop brève

    Entre larmes et joies

    Souvent, il n’y a qu’un pas

    Aussi j’ai gardé cette âme d’enfant

    Moi ! La muse insouciante.

    Qui vous narre des romances

    Elle restera mon emblème

    Cette fleur éphémère,

    Elle dort dans l’absence

    Où s’effeuille ma vie

    C’est à elle que je pense

    Chinant cette fleur d’exil

    Dans cette douce mélodie

    Je m’attarde à cueillir  

    Des bouquets de Marguerittes

    Qui aussitôt m’enivre   

    Je replonge dans un passé

    Qui reste encore accroché

    Chaque année elle m’entraîne

    Vers des rayons de peines

    Altéré de mystère

    Qui s’accroche à la terre

    Limbe sacré

    Elle demeure à jamais.

    Fleur des champs !

     

     


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    Nous arrivons au mois de mai

    Le muguet se pare de ses clochettes parfumées

    Il nous annonce que le printemps est arrivé

    Un rayon de soleil réchauffe la campagne ensommeillée

    Celle-ci réveille le paysan qui s’était ankylosé.

    Durant les mois d’hivers à hiberner, près du feu de la cheminée

    Alors que les champs temporisent l’instant désiré

    Ou légumes, céréales, maïs, orge, et blé seront semés

    Tant dis que le jardinier confectionne des potées

    De fleurs qui orneront les balcons durant l’été

    Pour notre plus grand plaisir et notre sérénité

    Joli mois de mai, joli mois des fleurs

    De tes douces senteurs, tu parfumes mon cœur. 

    C.Laurette

    Vive le moi de Mai


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    Toi ;  qui te nomme fleur

     

     

    Tu restes la plus belle du pâturage

    Il me semble te voir sortir d'une nuée,

    Lorsque mes yeux sont couverts de buée,

    Fraîche, comme la rosée matinale

    Vraiment, tu es celle qui me grise

    Ton parfum âcre encore m'inspire

    Au bord des routes, je t’admire  

    Toi qui as su m’escorter

    Dans ma jeunesse atrophiée  

    Tu n’était point un bouton de rose

    Mais une simple fleur des champs

    Une marguerite si pauvre

    Cueilli tout en chantant

    Pour moi, elle restera la plus jolie

    Celle qui a su embellir ma vie

    Qu’elle soit sauvage ou cultivée

    Pour moi, elle restera ma préférée

    À l’approche du mois de mai

    Elle me rappelle mon passé

    Celui qu’avec elle j’ai partagé

    Durant de nombreuses années

    À elle, je pouvais sans crainte confier

    Mes peines et mes pensées

    C.Laurette 

    Toi ;  qui te nomme fleur

     


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    Le noyer assassiné

    Le noyer assassiné

     

    J'entends des froissements épais dans les buissons,

    Des ronces qu'on déchire à mes pieds sans façon.

    Piétinée, saccagée, ma flore si sauvage

    Ne me protégeront plus jamais des orages.

     

    Le noyer assassiné

     

    Quel est ce froid glacial qui frappe mes entrailles

    Et ce vacarme aigu, saccadé, terrifiant ?

    Une peur insensée, inconnue, me tenaille.

    Voudrait-on m'extirper de mon antre

    Le noyer assassiné 

    Mes grands bras décharnés frémissent dans l'azur,

    Implorant l'air serein de ce jour de septembre

    Mais si près de la fin, vers quoi vont-ils se tendre

    Autre que vers le ciel, vers son bleu le plus pur ?

    Le noyer assassiné 

    Soudain, le bruit s'arrête. Suis-je en état de grâce ?

    L'homme fixe un instant mon squelette tremblant.

    Mais l'acier sans pitié fend ma pauvre carcasse,

    Et résonne sans fin son cri étourdissant.

    Le noyer assassiné 

    Défile alors ma vie de noyer centenaire,

    Rompue de soleils pourpres et de blanches lumières.

    Lorsque le grand fracas me jette sur le sol,

    S'enfle dans l'infini le chant du rossignol.

     Le noyer assassiné

    J'aurais pourtant aimé périr dans mes broussailles,

    Jusqu'à mon dernier jour tenir vaille que vaille.

    Rythmer mon agonie sur les ailes du temps

    Sans confier aux humains mon dernier jugement.


    Le noyer assassiné




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