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    L'ombre du passé

     

    Dans l’ombre du passé

    Vivre pour oublier 

    Nos moments d’aigreurs

    Intensif; moment de douleurs.

    Durant des jours des mois

    On demeure sans voix

    Voulant tout délaisser

    Passé, présent, et avenir

    Tout repousser et s’enfuir

    Ne plus voir l’aurore se lever

    Ni l’aube, se coucher

    Vouloir oublier son identité

    Pour oublier son passé

    Ne plus parler, juste dormir

    Pour oublier nos supplices.

    Ne plus oser se libérer

    Des ombres du passé

    Fermer les paupières

    Garder nos mystères

    Subsistant tel un fardeau

    Menant droit au tombeau 

    Se laisser emporter par le vent

    Par de hauts hurlements.

    Mais; garder un petit coin d’avenir.

    Pour ne pas se laisser mourir. 

     Elle aimerait...


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    Elle aimerait...

    Les yeux fermés, elle se repose.

    Les mots possèdent la porte close

    De rimes folles, en simples écrits

    Elle s’abandonne dans un cri

    Elle aimerait...

    N’ayant trouvé nulle volonté

    D’oublier plume et encrier

    Même si parfois, elle tint le bonheur

    De voir certaines splendeurs

     Elle aimerait...

    Comme, contempler au travers, des nuages

    Le reflet étincelant d’une étoile

    Sonder, de son regard luisant

    Le zénith au firmament

     Elle aimerait...

    De ses yeux couleur de la nuit

    Aux reflets d’une lueur insolite.

    Stigmate, apothéose du moment

    Échos, d’une lune d’argent.

     Elle aimerait...

    Inopinément, la tête étourdit

    Gracile, elle poursuit

    D’infimes mots à écrire

    Afin de récupérer le sourire.

     Elle aimerait...

    Absente depuis quelque temps

    Cédant aux caprices du vent

    Sa convoitise reste sa muse

    Isolé sous un nuage de brume

     Elle aimerait...

    Bien qu’elle subsiste en solitaire;

    Elle l’écrira dans le sommaire

    Dans un poème exécuté

    Au gré du vent de ses pensées

     Elle aimerait...

    Délicate et fluette

    Elle vous contera fleurette  

    La poétesse au cœur fragile

    Vous, guidera dans son délire...

    Elle aimerait...

     

    Elle aimerait...


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    Jour après jour ...

     

    Chaque jour, il ne peut se lasser

    Contemplant avec sérénité

    Le doux visage enveloppé

    De beaux cheveux couleur de jais.

     Jour après jour ...

    Ceux-ci tombent sur ses fines épaules

    Son émoi s'embellit d'un écrin d’émeraude

    Devant l’éclat de ce teint de porcelaine

    Son cœur brise les chaines de la haine

     Jour après jour ...

    S’abreuver au contact de ses lèvres

    Dans l’éclat de ses yeux de jade

    Il se perd, et du monde s’éloigne

    Nul besoin de soleil dans le ciel

     Jour après jour ...

    Elle sait lui donner cet amour né.

    Depuis de longues années

    Elle reste son oasis de paix 

    Refuge où il peut s’abandonner...

    Jour après jour ...

    Jour après jour ...

    Jour après jour ...

     

     


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     Toi...

    Toi qui naquis de mon sang

    Après silence et médisances

    J'étale ce soir sur le papier

    Les souffrances endurées.

    Deux années se sont écoulées

    Entre nous, l'abysse s’est creusé

    J'avais gardé l'espoir en mon cœur

    Attendant, enfin que viens l'heure.

    J'avais espéré en toi un changement

    Qui hélas! est resté absent.

    Par ton comportement inconscient  

    Ton cœur devient dément

    Le mien n'est guère plus enviable

    Depuis que tu lui as  livré, bataille

    Si j'ai fait ce que tu me reproches

    Je l'ai fait pour protéger tes proches

    Pourtant, tu n'as jamais essayé de savoir

    Pourquoi avais-je commis un tel acte    

    Tu n'as jamais essayé de comprendre

    Le pourquoi du comment !

    Un jour, tu subsisteras solitaire

    Avec  ton cœur de pierre 

    L'amour que je t'ai inculqué

    Tu l'as déjà oublié!

    À tes yeux, seul compte l'argent

    Tu le privilégies aux sentiments

    Tu préfères renier ta propre mère

    Plutôt que faire marche arrière.

    Mais, sache qu'un jour viendra

    Des larmes de sang à ton tour, tu verseras

    J'ai pourtant en vain espéré

    Aujourd'hui, il ne me reste que le passé...

    C.Laurette

    Ma plume

     





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